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Ah le café, il y a ceux qui adorent ça et qui en boivent beaucoup (trop ?) et ceux qui n’en boivent jamais (« a hot tea please ! »). Ces derniers sont bien les plus chanceux car ils ne connaissent pas le sentiment de perplexité et de frustration face au café « jus de chaussette – servi à volonté -dans une très grande tasse si possible comme ça tu fais 20 fois pipi dans la journée – merci » qu’on nous sert ici !

Dans nos cartons, nous n’avons pas pris notre machine Senseo. « Elle est vieille, elle ne sera pas au bon voltage et on en trouvera bien une sur place, blabla ».

Quelle erreur, quelle tragédie ! Quel casse-tête de lui trouver une remplaçante pour notre nouveau chez nous américain !

La Senseo ça existe ici mais c’est super cher ! Plus de 200 dollars alors qu’en France c’est environ 80 euros, donc hors de question.

Les Nespresso sont environ au même prix qu’en France (donc assez élevé quand même) mais avec Mathieu, nous ne sommes pas trop fans de la quantité délirante d’emballage utilisé pour un café : la capsule + l’emballage de la capsule. Et après les capsules, elles sont recyclées ? Et si on veut du café bio et issu du commerce équitable, on fait comment ? Bref ce n’est pas fait pour nous.

Le café filtre diurétique et sans goût, ça peut aller quand on est de sortie mais à la maison on veut du BON CAFE !! Donc niet, pas de cafetière pour café filtre américain.

Dernière solution la machine à expresso mais sans dosette ni capsule, à l’ancienne comme dans les bistrots français. On a fini par trouver cela dans un Target, un hypermarché d’ici, après avoir écumé de nombreux magasins. (Où sont les Darty bon sang ? !)

Mais le chemin de croix des accrocs à la caféine n’est pas fini ! Loin de là. Maintenant il faut trouver le café à mettre dans notre chère machine.

Hum hum, le rayon café dans un supermarché américain est à l’image du pays : gigantesque.

Perplexité, doute, hésitation… on se lance pour un café mexicain force « medium ».

Beurk ! Zéro goût, échec. Doute à nouveau : et si c’était la machine qui faisait du mauvais café ? -_-

Deuxième essai : chez Trader’s Joe, nous choisissons avec soin un colombien « medium dark roast » bio et issu du commerce équitable. AUCUNE idée de ce que veut dire « medium dark roast » mais la dénomination m’impressionne, ce café là à l’air sérieux.

Chez Trader’s Joe (et aussi chez Whole Food et sans doute ailleurs) on peut acheter le café en grain et le faire moudre sur place en choisissant la finesse du café (pour faire un expresso il faut que le grain soit moulu très fin). C’est donc ce que nous faisons. C’est rigolo cette machine qui moût notre café devant nos yeux. C’est presque comme quand on fait son pain soi-même ou quand on fait pousser des légumes dans son jardin (ou en l’occurrence des tomates cerises sur son balcon à Paris) : on se sent super fiers, on a l’impression d’avoir fabriqué notre café !(Ok, en vrai on sait bien que récolter les grains de café et les faire torréfier c’est une sacrée autre paire de manche).

Victoire ce café là est buvable et même appréciable !

Reste à trouver une solution pour les matins où je suis en vadrouille et où je bois un café dans un hôtel ou un « coffee house ». Le serveur me ressert avant d’avoir dit ouf et comme le café n’est pas bien fort je m’enfile deux tasses en quelques instants. Et après j’ai besoin de faire pipi toutes les 15 minutes toute la journée, comme je ne suis pas chez moi, je cherche un « coffee house » pour aller faire pipi et pendant que j’y suis je reprends un café (ben oui les toilettes c’est toujours juste pour les clients donc en fait je suis obligée de prendre un café, sinon j’ai peur de me faire repérer et attraper parle gérant!).

Des bisous légers et caféinés,

Ludivine